Maman
En cette année 1962
La maladie t'a emportée
Et moi, m'a tout en enlevé
De laisser un petit bonhomme
Agé à peine de quatre ans
Qui est devenu un homme
Orphelin de sa maman
Le petit garçon que j'étais
Dans un orphelinat c'est retrouvé
Perdu dans une foule d'enfants
Et d'adolescents
De quatre à vingt et uns ans
Sans ton sourire
Je n'ai pas pu m'épanouir
Sans tes caresses
J'ai grandi sans tendresse
Ce fût un désastre
Dans un monde trop vaste
Sur moi-même refermer
Devenu triste et timide
Mes yeux en restent encore humides
Sans aucuns équilibre
Je n'étais pas libre
Petit bonhomme que j'étais
Un grand monde m'attendait
De la souffrance et du chagrin
Des privations en frustrations
J'en ai eu tous les matins
Je me suis construit enfin
Dans la peine et le chagrin
Au fil des années
Sans jamais t'oublié
De là ou tu es
Aujourd'hui je sais
Que tu es toujours près de moi
En guidant et veillant sur mes pas
En moi ce manque grandi
Et c'est pour ça que je te dis
Je t'aime Maman
Gégé